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Salta me voici!

samedi 14 avril 2007

Je sors maintenant du plus long trajet en bus de ma vie, soit 21 heures. C’était long. Presque aussi long que le trajet Suisse – Buenos Aires. En Argentine, on a tendance à dire qu’après des voyages interminables en bus, il faut se faire refaire la raie qui sépare les deux moitiés de son postérieur. Expérience vécue, je valide l’expression.

Après 5 semaines à Buenos Aires, j’ai donc pris le bus de la Nueva Chevallier à 20h30 hier soir. Je devais retirer mon billet 30 minutes avant le départ, et compter 30 minutes en taxi pour se rendre à la gare routière en pleine heure de pointe, c’était un petit peu trop ambitieux. Au prix d’un peu de stress et de quelques minutes de retard j’y suis arrivé, mais mieux vaut prévoir une heure pour être tranquille.

J’ai payé 180 pesos pour un aller en classe « Ejecutivo », la plus élevée, que je conseille. C’est seulement 30 pesos de plus que pour le trajet en semi-cama, donc à peine plus d’un peso supplémentaire par heure de voyage!

J’avais choisi une place au premier étage tout devant, donc la vue sur la route. Le bus compte 40 places réparties sur 2 étages, il y a donc bien plus d’espace que dans un avion.

J’avais le choix entre télévisions avec DVD sans interruption pendant la journée, et la vue sur la route, la route et encore la route. J’ai fait un peu des deux.

Nous nous sommes arrêtés à 23 heures et à 7 heures le matin dans des aires de repos perdues au milieu de nulle part pour manger un truc.

La route entre Buenos Aires et Tucumán est d’un monotone au niveau des paysages, mis à part l’observation de l’activité du bord de la route. C’est fou comme ce pays est vide: des kilomètres avec rien ou pas grand chose, avant de passer par quelques petits centres urbains.

Nous sommes arrivés avec 2 heures de retard, je ne sais pourquoi, peut-être les nombreux travaux qu’il y avait sur la route. J’avais l’impression que rien n’avait été fait au cours des 30 dernières années et que du coup, toute la route devait être rénovée d’un coup.

Mis à part entre Buenos Aires et Rosario, où il y a une autouroute, et les 50 derniers kilomètres en arrivant à Salta, la route est normale, avec 2 voies et en quelques rares endroits 3 ou 4. Cela se comprend en partie vu le « peu » de trafic, mais en de nombreux endroits, elle a encore besoin d’être élargie, histoire d’être un peu plus sûre. D’où les travaux.

Plus de nouvelles de Salta vous seront livrées prochainement, ainsi qu’encore des nouvelles de tango, sur mes dernières sorties en milonga ainsi que, je l’espère, quelques notes tentant d’expliquer la philosophie du tango que j’aime.

A Salta, je ne sais pas encore ce que je trouverai. Il y a un peu de tango, mais pas tant que ça. Je suis sûr que ce sera sympa.

J’ai aussi envie de sortir à des « Peñas », des soirées où se danse le folklore argentin: chacarera, zamba… J’adore, c’est beau, j’ai pratiqué déjà un peu de chacarera pour m’amuser, on verra si je persévère. L’inconvénient majeur: je n’aurai personne avec qui le danser quand je rentre en Suisse…

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