Archive for the 'Salta' Category

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L’hiver salteño

Jeudi 7 juin 2007

J’ai plein de billets à écrire, je n’écris rien. Le cercle vicieux des thèmes qui s’accumulent, de l’envie d’écrire de manière bien structurée, de résumer ses idées au plus juste, de sortir du banal.

Ah, maudit perfectionnisme! Il faut accepter la part du brouillon dans le blog.

Pourtant, promis, j’avance, j’ai plein de sujets en banque et donc je vais recommencer à bloguer plus sérieusement.

Modestement: en parlant du temps. C’est banal, mais c’est un nouveau début.

Après quelques semaines de temps nuageux et froid, avec quelques gelées nocturnes (je vous rappelle qu’ici le chauffage est une notion toute relative), nous sommes revenus à un temps hivernal plus traditionnel. Un ciel bleu immaculé, un soleil éclatant, quasiment tropical, les températures remontent en flèche et et ça donne le moral: une bonne vingtaine de degrés durant la journée (voire plus parfois, paraît-il).

Du coup, je suis moins frustré de rater l’été suisse. Bon, il fait toujours environ zéro au plus profond de la nuit, mais c’est pas grave.

Vive le soleil! A bas les nuages!

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A Salta aussi, il peut neiger

Mardi 29 mai 2007

Alors qu’en Suisse, vous avez un retour du froid, ici il commence. Ce matin, le haut des collines était saupoudré de neige… Il a fallu ressortir bonnet et gants boliviens!

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Bulletin Météo

Mercredi 9 mai 2007

Il y a une semaine, il faisait doux pour la saison, j’étais à minuit sur la place en train de boire une bière (à 7 pesos la bouteille d’un litre, soit 3 francs, faut faire attention à la panse…), en “remera” (pourquoi ne pas utiliser un hispanisme, au lieu de l’éternel T-shirt). Il devait faire dans les 19 degrés.

Une semaine et un courant antarctique plus tard, il fait 6 degrés et ça caille. Vu que j’en redemande, voilà qu’après demain, je pars pour l’Altiplano Bolivien pour une petite virée touristique. Un peu masochiste, je vous dis. 

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Peu de temps libre

Mercredi 9 mai 2007

Paradoxalement, ici, le rythme de vie est lent, mais il y a peu de temps libre.

Les cours de tango sont quasiment fermés aux étudiants qui… étudient les soirs de semaine. Quant à ceux qui viennent aux cours, ils ont d’autres choses à faire les soirs de fin de semaine quand il y a la milonga, comme voir les amis qui ne s’intéressent pas au tango: bref, sortir à la Balcarce, la rue où se concentre la vie nocturne.

Une fois que les étudiants ont fini d’étudier, souvent ils sont fiancés et donc, s’ils peuvent subvenir à leurs besoins (et parfois sinon aussi, si les choses s’accélèrent…) … Ils se marient et font plusieurs enfants.

Donc, au revoir le tango, et si l’envie y était. Une fois que les enfants seront plus grands, peut-être.

Et vous l’aurez remarqué, la catégorie “jeune professionnel indépendent” est quasi (et je suis gentil) inexistante.

Pas de chance.

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Zone sinistrée…

Mercredi 9 mai 2007

Ne vous inquiétez pas, je ne parle pas de tremblement de terre ici.

Le tango ici, c’est plus petit qu’à Lausanne. Bien plus petit. Il y a bien quelques cours qui sont donnés, mais leur enseignement va de mauvais à moyen. Les classes sont encore assez bien remplies, même très bien remplies, mais alors personne ne va aux milongas.

Ou alors, y va un cercle restreint, bien restreint. Il y a une seule milonga, avec exclusivement tangos, tango-vals et milongas, à “El Ático”, au 2ème étage des Galeries “El Palacio.”

C’est le vendredi et le dimanche soir, et au moins, depuis les fenêtres, il y a la plus belle vue que je connaisse depuis une piste de danse: sur la Plaza 9 de Julio, la place centrale de Salta, avec ses palmiers, sa catédrale illuminée, et tout le reste. Magnifique.

Pour moi, la vue devance celle du Pipa Club à Barcelone, qui donne sur la Plaza Real.

Sinon, on peut danser du tango à diverses “Peñas”, fêtes folkloriques où il va y avoir une heure de tango, puis du fox-trot, de la chacarera, etc. “La Abuela”, ou “Manolo”, sont des exemples.

Du côté de la salsa, c’est tout aussi sinistré. Ils passent de la musique relativement régulièrement, on y donne des cours dans des centres de fitness, mais personne ne danse.

Pour certains, elle n’est pas assez “virile”, pour d’autres, pas assez argentine peut-être. Je me recycle en dansant du Cuartet de temps en temps, une sorte de merengue argentin léger et relativement accéléré.

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La Province de tous les vices

Mercredi 9 mai 2007

Après avoir savouré les lieux publics (quasi) exclusivement non-fumeurs à Buenos Aires, me voici revenu à la dure réalité ici à Salta: ça fume de partout, tout le temps, sans cloisonnement. Bref, c’est un peu pénible…

Et vu qu’¡ci on produit beaucoup de tabac, on m’a dit qu’il fallait pas trop espérer pour tout de suite un changement dans la loi.

Ici, on trouve aussi du pétrole… Donc le discours “énergies propres n’a pas le même impact qu’ailleurs…

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Dejà 2 semaines à Salta. Euh, 4.

Mercredi 9 mai 2007

Le temps passe, et j’écris peu… Et du coup, ce que j’ai à dire s’accumule, s’accumule.

Voici le vrai changement de mentalité, ici à Salta. Les choses se passent à un autre rythme, je réapprends la patience, d’une autre manière.

Ici, on fait la sieste du lundi au vendredi, après le repas de midi, qui est plutôt à 14 heures. Le repas du soir est souvent aux alentours de 23 heures ou minuit, vu qu’il y a souvent dans la famille des étudiants.

Les études peuvent se faire soit le matin, soit l’après-midi, mais plus généralement le soir, vu que beaucoup de jeunes gens cumulent travail et université.

Des billets pas trop longs, me dit une petite voix… D’accord!