Archive for the 'Argentine' Category

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Coupeurs de ponts à Gualeguaychú

Jeudi 18 octobre 2007

Une affaire qui empoisonne depuis maintenant pas mal de mois les relations entre l’Argentine et l’Uruguay, c’est celle de la “papelera,” l’usine de cellulose pour blanchir le papier que l’entreprise finlandaise Botnia construit au bord du fleuve Uruguay, du côté de la République d’Uruguay.
Les Argentins n’en veulent pas, particulièrement les citadins de Gualeguaychú, ville touristique réputée pour son carnaval. Ils craignent pour la pollution de la rivìère, bien qu’ils soient situés en amont de l’usine.
Cette affaire a été récupérée par les politiques et les environnementalistes, car la méthode utilisée, à base de chlore, va être ou vient d’être déclarée non conforme dans l’Union Européenne. Depuis des mois, les ponts reliant les 2 pays sont coupés, et la petite ville uruguayenne de Fray Bentos, de l’autre côté du pont, suffoque.
Quand les piqueteros coupent des routes, ils les coupent. Il y a quelques jours, une ambulance s’est retrouvée coincée avec un organe à transplanter entre Resistencia et Corrientes. On ne sait pas ce qui se serait passé, mais ce qui est sûr, c’est que le patient receveur est mort.
Pour en revenir à l’histoire qui nous occupe, d’après ce que j’ai lu, les Finlandais s’étaient engagés à rendre une autre usine moins polluante par la même occasion, pour minimiser l’impact écologique total.
De plus, les Argentins ont sur leur territoire des dizaines d’usines tout aussi polluantes, si ce n’est plus, et rien ne bouge. Le Riachuelo, qui borde Buenos Aires au sud, est tellement pollué qu’il n’y a plus de mots. Et rien ne se fait depuis des années, malgré les bonnes paroles. Et l’histoire avec l’Uruguay est devenue une cause nationale, montée en épingle.
Au point que certains Argentins se disent qu’ils devraient peut-être aller à Mar del Plata cet été et non à Punta del Este comme d’habitude, de peur d’être bien mal accueillis.
Les Argentins donnant la leçon aux Uruguayens - réputés comme les Suisses de l’Amérique Latine - ainsi qu’aux Finlandais, cela fait sourire en voyant les rues de Buenos Aires jonchées de déchets, et les autres comportements anti-environnementaux que j’ai pu observer ici.

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Concours de colleurs d’affiches

Jeudi 18 octobre 2007

Je suis un peu perdu entre mes deux blogs… Au début, celui-ci devait être plutôt orienté vie argentine et tango, et je me suis retrouvé à écrire des billets de vie argentine sur l’autre. Enfin, voici un bon exercice contre le perfectionisme.
Donc. Dans un peu plus d’une semaine, c’est l’élection présidentielle ici. Il n’y a aucun suspense, Cristina, l’épouse de l’actuel président Kirchner, va gagner. Aux dernières nouvelles, il n’y aurait même pas de suspense quant au déroulement d’un second tour. Elle gagnera au premier.
Je me pose toujours des questions sur les démocraties où il y a davantage que 2 candidats à la présidentielle, et où le vainqueur est quand même connu dès le premier tour. Cela signifie que la vie politique n’est pas du tout équilibrée, comme ici. Est-elle véritablement démocratique?
Je souris jaune en rentrant la nuit et voyant les colleurs d’affiches recouvrir pour la troisième fois l’affiche originale d’un candidat, superposant celle d’un autre. C’est bizarre de penser que les partis politiques paient des gens pour coller leur affiche par dessus celle de leur concurrent. C’est d’autant plus particulier que cette élection ne prévoit aucun suspense.
Donc après 4 ans de Nestor, du protectionnisme à tout vent, de l’inflation qui officiellement n’existe pas (c’est du dynamisme économique!), un conflit douteux avec l’Uruguay au sujet d’une usine de cellulose, des valises remplies de dollars rencontrées dans les toilettes des ministères, et plein d’autres affaires tout aussi particulières, ce sera parti pour 4 ans de Cristina. Et ensuite?

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Le chat de Fernández Fierro

Vendredi 17 août 2007

A tous ceux qui penseraient que le tango est une musique rétro, et qui sont dans les environs de Buenos Aires, je leur conseille d’aller faire un petit tour du côté du quartier de l’Abasto, au Club Átletico Fernández Fierro un mercredi soir dès 22h30 pour la milonga hebdomadaire. Avec concert de l’Orquesta Típica local. De plus, pour les couche-tôt, c’est tôt, au contraire des habituelles prestations musicales milonguesques qui commencent vers une heure du matin.

C’est un club social bien local, plein de touristes sûrement, mais très relax, un peu dans la même catégorie que La Catedral. Il n’y a pas beaucoup de place pour danser, d’ailleurs les gens ne viennent pas vraiment pour ça, ils viennent pour voir. Amis danseurs, meilleur donc de venir en groupe, même s’il reste possible d’avoir de la chance.

Mais voir quoi? Parce que des tables, il y en a, et du public aussi, pour 10 pesos l’entrée, et 8 le litre de bière Quilmes! J’avais déjà entendu l’orchestre enregistré, mais le voir, c’est quelque chose. Confirmé: certains ont davantage un air de rocker type Cobain ou Axl Rose, et le chanteur est bien déjanté par moments. A un certain moment, j’avais l’impression que le spectacle était autant visuel que musical, ce qui empêche bien sûr un peu les gens de danser. J’avais pris mon parti de me contenter de cela, un peu frustré, regrettant un petit peu le style “m’as-tu vu” des musiciens quand l’un des membres a rappelé au micro que l’on pouvait aussi danser.

Mais qu’on ne s’y trompe pas. La musique demeure celle que peut produire un orchestre typique traditionnel avec 4 violons, 4 bandonéons, une contrebasse, un violoncelle et un piano. Toutefois, ça déménage! On dira que le style est un peu plus dynamique que Los Reyes del Tango par exemple, qui reproduisent fidèlement le style de Juan D’Arienzo.

Ah, j’oubliais la star du groupe. Le chanteur? Non, je pense au maître des lieux. Peut-être est-ce lui, Fernández Fierro? Je parle du chat noir et blanc qui se promenait tranquillement entre les tables du public avant le concert, et qui s’est même permis une incursion entre les pieds des rockers, non que dis-je, des bandoneonistes pendant le concert, avant de tranquillement terminer sa vadrouille allongé aux pieds du pianiste…

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Ernesto Carmona y Norma Gomez Tomasi

Dimanche 12 août 2007

A Buenos Aires, il est parfois difficile de s’y retrouver dans la jungle des cours de tango proposés. Comme partout, certains sont bons, d’autres moins. Certains conviennent à tel type de caractère, telle vision du tango, et d’autres pas.

Moi, j’ai mon couple de tango “coup de coeur.” Je suis sûr qu’il y en a d’autres qui sont très bien, mais moi, je suis content d’aller à ”Bohemia, Rincón del Tango.” Cette petite école - atelier de danse -  est située à 2 cuadras du Congreso de la Nación, à Moreno 1766-1768. Il y a une sonnette à gauche de la porte, il convient d’attendre un certain moment avant que l’on vienne vous ouvrir.

Ernesto ou Norma y donnent des cours tous les jours sauf le dimanche, à 18h30 et à 20 heures, pour un coût de 15 pesos. Le 2ème cours n’accueille généralement pas de purs débutants. Selon la demande, ils organisent aussi des cours de danse folklorique: chacarera, zamba, etc.

Alors que presque tous les cours, Ernesto et Norma insistent sur la connexion, l’abrazo, la musicalité, et que chacun développe “son” tango personnel.

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De la neige un 9 juillet

Dimanche 12 août 2007

Ou plus simplement, de la neige à Buenos Aires ! Pour la première fois depuis 1918, il a neigé dans la capitale argentine. Le sourire se lisait sur tous les visages.

J’étais chez mes amis dans la province, et il y avait l’anniversaire de la petite sœur. Une quarantaine d’enfants heureux, certains se roulant dans le demi centimètre de neige, ça m’amènera le sourire en y repensant.

J’ai pu lancer les fondations de mon entreprise « Expertise Suisse en Bonhommes de Neige S.A. » Avec une couche d’un centimètre, le résultat était peut-être un peu boueux, mais imposant ! Avec le froid annoncé pour les jours suivants, il aura tenu 5 jours dans ce jardin de Bella Vista !

Mais bon, malgré une technique très innovatrice pour Buenos Aires, j’ai peur que mon projet d’entreprise soit un peu mort né, si la prochaine neige est en 2086… Mes collaborateurs et moi-même devrons peut-être nous recycler dans un autre secteur.

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Une petite histoire jolie puis triste

Mercredi 13 juin 2007

Il y a quelques jours, un homme faisait la première page du journal local. Ce recycleur-clochard vit un peu en marge de la société, dans une cahute pas loin du Monument à Güemes, libérateur local. Il avait trouvé un porte-monnaie avec des pesos et des dollars, représentant 10′000 pesos de valeur, soit 4′000 francs suisses.

Il a appelé le propriétaire, et a tout rendu. L’homme ne voulait rien en échange, mais le propriétaire lui a offert 300 pesos de récompense (la moitié d’un mois de salaire d’une nettoyeuse d’hotel, par exemple). Le clochard souhaitait seulement qu’on le mette en contact avec les médias, ce que l’homme d’affaires a fait.

Je suppose qu’il souhaitait un peu de reconnaissance ou de célébrité, et propager ses valeurs, basées sur les bonnes actions et non sur l’argent.

Une semaine plus tard, le clochard faisait de nouveau la une du journal. Il avait dépensé une partie de sa récompense pour offrir de bons plats à ses chiens et chats.

Et on avait cambriolé sa modeste demeure, volant ce qui restait de sa récompense, entre autres.

Il aurait mieux fait de vivre caché, pourrait-on dire, mais alors j’aurais regretté de ne pas savoir qu’il existe des gens comme lui.

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25 de Mayo

Jeudi 24 mai 2007

Demain, c’est l’une des fêtes nationales argentines. On croirait presque que Tangofolie y a pensé dans le choix des dates du festival.

L’une des fêtes, car oui, ils en ont plusieurs. L’(un des )autre(s), c’est le 9 juillet. Paradoxalement, dans les 2 cas, le climat est meilleur à ces dates dans l’hémisphère nord qu’ici.

Je ne sais pas encore ce que je vais en faire ici. On décide au jour le jour.

En Suisse en tout cas, je participais à la fête organisée par l’Association Suisse-Argentine de Lausanne crear.ar, qui a lieu au stade de football de Poliez-Pittet.

Si vous avez des affinités avec l’Argentine, via le tango ou non, n’hésitez pas à vous inscrire et y passer votre dimanche. J’ai toujours regretté qu’il n’y ait pas davantage de liens à Lausanne entre Argentins et le monde du tango argentin.

C’est spectaculaire, il y a des centaines de personnes dans une ambiance bon-enfant, un “asado” (des grillades) avec des pièces de viande spectaculaires, de délicieuses empanadas… Il faut que je m’arrête, la salive commence à dégouliner sur mon clavier.

Cette année la fête n’a pas lieu fin mai, mais le 24 juin. Environ à mi-chemin entre les 2 fêtes nationales! J’ai peine à trouver une adresse de contact sur le site de l’association, mais le classique info@… devrait fonctionner. Sinon, faites-le moi savoir dans mes commentaires.

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Bulletin Météo

Mercredi 9 mai 2007

Il y a une semaine, il faisait doux pour la saison, j’étais à minuit sur la place en train de boire une bière (à 7 pesos la bouteille d’un litre, soit 3 francs, faut faire attention à la panse…), en “remera” (pourquoi ne pas utiliser un hispanisme, au lieu de l’éternel T-shirt). Il devait faire dans les 19 degrés.

Une semaine et un courant antarctique plus tard, il fait 6 degrés et ça caille. Vu que j’en redemande, voilà qu’après demain, je pars pour l’Altiplano Bolivien pour une petite virée touristique. Un peu masochiste, je vous dis. 

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Peu de temps libre

Mercredi 9 mai 2007

Paradoxalement, ici, le rythme de vie est lent, mais il y a peu de temps libre.

Les cours de tango sont quasiment fermés aux étudiants qui… étudient les soirs de semaine. Quant à ceux qui viennent aux cours, ils ont d’autres choses à faire les soirs de fin de semaine quand il y a la milonga, comme voir les amis qui ne s’intéressent pas au tango: bref, sortir à la Balcarce, la rue où se concentre la vie nocturne.

Une fois que les étudiants ont fini d’étudier, souvent ils sont fiancés et donc, s’ils peuvent subvenir à leurs besoins (et parfois sinon aussi, si les choses s’accélèrent…) … Ils se marient et font plusieurs enfants.

Donc, au revoir le tango, et si l’envie y était. Une fois que les enfants seront plus grands, peut-être.

Et vous l’aurez remarqué, la catégorie “jeune professionnel indépendent” est quasi (et je suis gentil) inexistante.

Pas de chance.

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Zone sinistrée…

Mercredi 9 mai 2007

Ne vous inquiétez pas, je ne parle pas de tremblement de terre ici.

Le tango ici, c’est plus petit qu’à Lausanne. Bien plus petit. Il y a bien quelques cours qui sont donnés, mais leur enseignement va de mauvais à moyen. Les classes sont encore assez bien remplies, même très bien remplies, mais alors personne ne va aux milongas.

Ou alors, y va un cercle restreint, bien restreint. Il y a une seule milonga, avec exclusivement tangos, tango-vals et milongas, à “El Ático”, au 2ème étage des Galeries “El Palacio.”

C’est le vendredi et le dimanche soir, et au moins, depuis les fenêtres, il y a la plus belle vue que je connaisse depuis une piste de danse: sur la Plaza 9 de Julio, la place centrale de Salta, avec ses palmiers, sa catédrale illuminée, et tout le reste. Magnifique.

Pour moi, la vue devance celle du Pipa Club à Barcelone, qui donne sur la Plaza Real.

Sinon, on peut danser du tango à diverses “Peñas”, fêtes folkloriques où il va y avoir une heure de tango, puis du fox-trot, de la chacarera, etc. “La Abuela”, ou “Manolo”, sont des exemples.

Du côté de la salsa, c’est tout aussi sinistré. Ils passent de la musique relativement régulièrement, on y donne des cours dans des centres de fitness, mais personne ne danse.

Pour certains, elle n’est pas assez “virile”, pour d’autres, pas assez argentine peut-être. Je me recycle en dansant du Cuartet de temps en temps, une sorte de merengue argentin léger et relativement accéléré.