Archive for mars, 2007

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Le piège

Samedi 31 mars 2007

Il est localisé à Buenos Aires, à l’angle des Avenidas Callao y Corrientes…

C’est un magasin de disques qui s’appelle Zivals, on y trouve le meilleur choix de tango de Buenos Aires. Ils ont un bon site de commandes en ligne, je ne sais pas combien ils facturent l’acheminement en Europe.

Toujours est-il que le prix moyen d’un CD de tango tourne autour de 20 à 25 pesos, donc 10 francs suisses au maximum.

Voilà de quoi faire tourner quelques têtes, dont la mienne! Il ne faut pas que j’y entre trop souvent…

J’ai acheté le CD d’une dame qui s’appelle Nina Miranda. Quelqu’un connaît? On me l’a fait écouter là où j’habite, et en effet, sa voix me plaît beaucoup. Ma gérante la connaît, et l’a ensuite appelée pour que nous échangions quelques mots.

Cette dame se serait arrêtée de chanter durant 40 ans par amour, par la faute - pour nous - d’un mari jaloux de son succès.

Le mari est maintenant décédé, et elle recommence à chanter. J’espère avoir la chance d’aller la voir une fois.

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Argentine: autre chose que Buenos Aires

Mardi 27 mars 2007

Pour beaucoup de danseurs de tango, aller une fois à Buenos Aires est un “must.”

Une fois ici, il est possible de laisser libre cours à sa gloutonnerie de tango: cours ici, práctica là-bas, puis milonga, et on recommence. On peut loger dans une “Tango Guest House”, bref, vivre tango, dormir tango, 24 heures sur 24.

Bien que je comprenne cette tentation, je trouve ça dommage. Je suis super heureux d’avoir pu aller 2 fois en Argentine avant de commencer à danser le tango. La première fois, j’y ai pris beaucoup de cours… d’espagnol, et la seconde, j’ai pas mal joué au touriste.

Vraiment, Buenos Aires n’est pas l’Argentine, et l’Argentine vaut la peine d’être connue. Il est vrai qu’en venant pour peu de temps, il n’est pas facile de sortir des sentiers battus, mais il y a plein d’endroits qu’il vaut la peine de découvrir, que ce soit:

  • La ville de Mendoza, les vignes aux alentours, les Andes…
  • La ville de Salta, les Andes…. différentes
  • Les chutes d’Iguazú
  • Puerto Madryn, les baleine, les pingouins
  • El Calafate, le glacier du Perito Moreno, les lacs d’une couleur incroyable
  • Ushuaia, la Terre de Feu et le mythe…
  • Et plein d’autres endroits que je ne mentionne pas, dans le 8ème plus grand pays du monde.

Bref, amis tangueros, même s’il est difficile de se défaire de l’aimant qu’est Buenos Aires, faites l’effort et vous ne le regretterez pas.

Et si vous avez de la chance, qui sait - si vous le souhaitez - peut-être que vous y trouverez aussi une milonga!

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La Catedral a rouvert le mardi

Mercredi 14 mars 2007

Il y a 2 Catedrales a Buenos Aires: l’une sur la Plaza de Mayo, un lieu de culte qui pour moi ressemble à un Palais de la Bourse depuis l’extérieur, et l’autre à Sarmiento 4006 y Medrano, une milonga alternative et relax pour danser le Tango, où il n’y a pas besoin de se mettre sur son 31.

Mon Trifouilli-les-Oies s’est avéré bien sympa, j’ai beaucoup aimé cet endroit: les codes ça va un moment, mais entre danser avec une débutante enthousiaste ou une experte qui s’ennuie, le choix est vite fait.

Le niveau était donc beaucoup plus basique, avec des gens qui découvraient le tango, d’autres qui le dansaient depuis 2 mois, et quand mème quelques personnes expérimentées: un bon mélange.

Et comme en plus j’ai aussi eu droit à une série de danses géniales avec une fille qui travaille dans le Tango de scénario (les shows pour touristes), la soirée était très bien. C’était après une interruption, curieusement il y avait personne sur la piste, et je me disais que je n’allais pas trouver une inconnue à inviter dans ces conditions. Je me suis lancé, elle a accepté, et ensuite d’autres nous ont rejoint, je me sentais plus confortable. A postériori, je comprends pourquoi ça ne lui posait pasa de problème, vu qu’elle travaille sur scène tous les soirs.

Parmi les femmes expérimentées, il y a vraiment celles qui  dansent bien et celles qui croient bien danser. La bonne danseuse s’adapte au niveau de son partenaire…

La Catedral avait fermé à la suite de l’incendie dans une discothèque qui avait fait presque 200 morts le 30 décembre 2004. Pour raisons ils avaient fermé tous les endroits de rassemblement festif pour ne les rouvrir que progressivement une fois que les critères de sécurité avaient été validés.

Depuis environ 4 mois elle a rouvert, c’est vraiment un lieu que je conseille à ceux qui veulent un contrepoids aux soirés traditionnelles parfois un peu coincées (dans tous les sens du terme). A la catedral, c’est donc le contraire: relax, et espace. Je ne suis pas sûr des jours d’ouverture, mais il semblerait que le meilleur soir soit le mardi.

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Implosion au Salon Canning le lundi

Mercredi 14 mars 2007

Pour ma première milonga, je n’ai pas choisi la facilité. Mais comme c’était lundi et que c’est sensé ètre l’une des bonnes soirés du Canning… Eh oui, il y a plusieurs lieux qui proposent des milongas tous les soirs, mais de différentes organisations, et donc l’ambiance et l’affluence peuvent paraît-il changer radicalement.

J’y étais déjà allé (Scalabrini Ortiz 1331) une fois et j’en gardais un souvenir mitigé. En effet, le Canning est un endroit où se plaisent les bonnes danseuses et les trrrrrès bons danseurs.

Donc pas moi. Si j’avais fini par me sentir dans le ventre mou du peloton de danseurs lausannois, ici je suis dans le gruppetto qui peine à finir dans les délais.

Heureusement, je n’étais pas venu tout seul, car mes tentatives de cabeceo avec des inconnues qui ont fonctionné se sont révélées ètre un fiasco sur la piste: je me suis fait assez impoliment donc très rapidement jeter par mes cavalières, l’une touriste, l’autre non.

Le bon danseur d’adapte au niveau de sa partenaire (surtout possible s’il est plus bas!) Cet adage, certaines femmes l’oublient, et font croire qu’elles maìtrisent tout, d’où une perte de confiance momentané, et sans confiance on fait pas grand chose sur la piste.

En résumé, c’est un joli endroit, mais avec beaucoup de personnes avec un égo un peu surdimensionné, à déconseiller au danseur (homme) intermédiaire. La cavalière par contre sera contente, elle pourra ètre exigeante et se faire inviter les experts du coin.

Et donc pour moi, retour aux courses régionales type Grand Prix de Trifouilli-les-Oies. Et ne vous méprenez pas, Trifouilli est une charmante petite localité que j’adore.

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Tango Map Guide

Mercredi 14 mars 2007

S’il y a bien un petit document utile pour s’y retrouver dans les milongas, c’est bien le Tango Map Guide. C’est un petit prospectus qui liste pour chaque soir toutes les milongas disponibles, en spécifiant les horaires, l’adresse, le téléphone, si c’est une práctica ou alors une milonga normale.

Vu qu’on est dans une ville réputée pour être “gay-friendly” celles-ci sont également indiqués. Il paraît qu’elles sont sympas, notamment la Marshall du mercredi (maintenant à Plaza Bohemia, Maipú 444, 1er), je ne connais encore pas.

Juste pour vous faire sourire, il y a le choix entre 7 endroits le lundi, 8 le mardi, 12 le mercredi, 13 le jeudi, 19 le vendredi, 28 le samedi et 23 le dimanche…

Le plus important dans ce prospectus est qu’il y a aussi une carté recto verso qui situe tous ces endroits. Ne la cherchez plus, elle vit maintenant dans la poche arrière de mon pantalon et elle est très heureuse.

A défaut de téléphone portable, elle préfère la compagnie de mon petit carnet magique sans lequel je ne serai plus grand chose.

Egalement utiles, les guides gratuits grand format comme El Tangauta et B.A. Tango, mais je n’ai pas encore réussi à mettre la main dessus.

Curieusement, on ne les trouve pas au centre d’information sur le Tango au 8ème étage du Teatro San Martín à l’Avenida Corrientes, il faut écumer les milongas pour les trouver…

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Un début d’agenda tango à Buenos Aires: le dimanche

Mercredi 14 mars 2007

J’ai eu un peu de peine à me relancer sur les parquets des milongas de la ville. Une certaine appréhension, ne me demandez pas pourquoi.

Et quelques éléments contraires également.

Dimanche soir, j’allais danser pour la première fois à la Confitería Idéal (Suipacha y Corrientes), mais pas de chance, elle est fermée pour une demi-semaine pour cause de tournage de spot publicitaire.

J’allais m’encourager à partir pour la Plaza Dorrego à San Telmo, pas trop loin de chez moi et où on peut danser en plein air en fin d’après-midi quand j’ai saisi au vol et en retard une autre proposition d’aller à Plaza Francia, près de Recoleta: mauvais choix, au milieu du trafic et en plus c’était déjà fini à 20 heures, pour autant que ça ait commencé. Et en plus mon contact était déjà reparti.

Donc, pour les dimanches en fin d’après-midi en plein air, se limiter à la Plaza Dorrego, ou alors à un autre endroit très sympa, la Glorieta de Barrancas de Belgrano, où j’ai bien envie de retourner dimanche prochain.

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Regarder droit devant soi…

Mercredi 14 mars 2007

Quand je danse le tango, je suis le premier à avoir la mauvaise habitude d’avoir les yeux rivés vers le bas, fasciné par ce que mes pieds et ceux de ma partenaire réussissent à faire. Mauvaise habitude.

En effet, l’une des premières choses qui me dérangent quand je regarde les autres danser (surtout les hommes), c’est bien cela. Et surtout en Europe, il arrive de voir des démonstrations oû le regard de l’homme est rivé dans les chaussures. Un nouveau style peut-être?

A Buenos Aires, je vois moins de ça. et pourtant des excuses existent. Me voici de retour au pays des trottoirs défoncés: ici un tas de branches, là un gros trou, là-bas une déjection canine, et j’en passe des meilleures. Regarder ses pieds pour rester debout, tel est le réflexe à avoir ici.

 J’ai cru comprendre que chaque propriétaire était responsable pour le morceau de trottoir devant chez lui. Je laisse imaginer le résultat. Le principe de balayer, je voulais dire paver devant sa porte.

Donc en Suisse, avec les trottoirs parfaits, ça fait un terrain d’entraînement idéal pour garder le regard droit, ajusté sur l’horizon (en plus à Lausanne, on est souvent gâté)…

Peut-être aussi que ce qui aide à ne pas baisser le regard ici, c’est d’aller à des milongas pleines à craquer, donc avec un abrazo des plus “cerrado” - fermé - et du coup, je n’ai plus aucun espoir ni tentation d’admirer les arabesques de mes pieds et de ceux de ma partenaire.

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Agenda Suisse-Romande… Rattrapage du retard

Vendredi 9 mars 2007

Vu que j’étais trrrrrès (si, si, rouler les rrrr est mon point faible) occcupé avant mon départ, j’ai un peu omis quelques billets sur l’agenda suisse-romand. Donc pour rattraper et faire vite:

  • La milonga du mardi soir à Lausanne au Segafredo a vécu sa courte vie, qu’elle repose en paix et qui sait Pascal fera peut-être renaître quelque chose de ses cendres un jour. En attendant, rabattez-vous au Cercle Italien (la salle est vraiment sympa) ou à la Casona Latina. Il reste du choix!
  • La milonga Musaca, à Genève, c’est super cool. Bon, deux nuits de suite jusqu’à 5 heures du matin, on est vite tentés de se définir comme “trop vieux pour ce genre de…” mais quand même, ça le fait. Des gens de partout, un endroit plein d’atmosphère la dernière fois: le Théâtre de la Parfumerie. Et on est bien capables de s’agender une week-end par saison avec des milongas jusqu’à pas d’heure en Suisse Romande, non? La suivante à noter dans vos agendas? La Noche Total de Más Alegría à Allaman en septembre.
  • En attendant, le dernier samedi de mars, Más Alegría organise sa soirée trimestrielle à Lausanne le dernier samedi de mars, avec démonstration et tout et tout pour passer une cool soirée dans une jolie salle. Comme pour chaque milonga qu’elles organisent.
  • En mai, bien sûr, le festival Tangofolie, que je manquerai on dirait… Une fois de plus, pas de chance, la dernière édition a eu lieu 2 mois avant que je ne re-recommence (définitivement cette fois) le tango. J’espère qu’en 2009, j’y serai.

Depuis mon coin perdu du Cône Sud, je peux et j’aimerais continuer à tenir à jour un vague agenda suisse-romand, mais pour ça il faudra que vous lecteurs m’aidiez un peu, car sinon je risque de perdre le fil! 

En attendant, je vous tiendrai pour sûr au courant de la vie d’ici-BA. En attendant, il y a le choix. Attention à ne pas devenir marteau avec cette pléthore d’offre, raison pour laquelle le tango N’EST PAS la raison première de ma venue par ici.

L’Argentine d’abord, le tango ensuite.

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A l’envers !

Vendredi 9 mars 2007

Quel long silence… Me voici en Argentine! Quel plaisir de revenir par ici, de profiter des 25 degrés (ouf! je viens de retrouver l’accent aigu!) et du petit vent frais de la fin de l’été. En espérant que ça dure.

Je vous tiendrai au courant de mes petites aventures tout prochainement, ce billet se contentant d’être un accusé de réception: L’Argentine m’a bel et bien (et plutôt bien!) reçu.

Vu que je ne suis pas très frais après 26 heures de trajet porte-à-porte, mes premières réflexions de ce billet un peu destructuré concernent le clavier espagnol (ou argentin?), où il est plus facile de trouver le “Ç” majuscule que sur un clavier francophone. Mystère, je ne vois vraiment pas dans quel cas on utilise la cédille en espagnol.

Une autre réflexion concerne mon vol en avion. Je n’ai pas profité du Wi-Fi à l’aéroport de Heathrow, par contre j’ai trouvé une “Quiet Room” gratuite et bien pratique dans le Terminal 4. Seul souci, avec plus de 3 heures à attendre et sans réveil sur moi, j’étais en permanence inquiet de ne pas me réveiller à temps pour le vol de Buenos Aires… Du coup, j’ai bien dormi dans l’avion, et je n’ai même pas regardé un seul film, alors que je n’ai presque rien vu ces derniers mois à cause de mon agenda surchargé (et aussi, les milongas, c’est bien sympa.)

Toujours concernant le vol, la prochaine fois j’essaie l’enregistrement en ligne. Il paraît qu’il y a un plan de l’avion. Bien que j’aie demandé à la charmante hôtesse du check-in à Cointrin une place où je puisse et baisser le dossier de mon siège (donc pas vers l’issue de secours, ni contre un mur) et étendre mes longues jambes, je me suis retrouvé le dossier contre l’une des parois du 747. Et non, je n’ai pas été surclassé comme d’autres chanceux. Les lits avaient pourtant l’air bien confortables.

Un dernière réflexion pratique pour les futurs voyageurs vers Buenos Aires: si vous voulez une place à côté du hublot, pour coller votre visage à la vitre en arrivant, préférez le côté droit de l’avion, et vous aurez une bien meilleure et spectaculaire vue sur la ville, en arrivant à Ezeiza. J’avais de nouveau oublié ce détail…

Bon, ce clavier tordu est en train de me fatiguer encore plus que le trajet en avion, alors je vais prendre une pause et retourner sur la terrasse.